Pour les filles ! Encore que, les gars, ça peut vous amuser...

Je suis partie sans mon super épilateur électrique, en me disant qu'au pays du soleil et de la plage, on devait bien savoir épiler.

Bingo ! A paraty, pour ma première expérience, je vois écrit à côté de notre pousada « salao de beleza, depilaçao, etc... » Inutile de traduire je présume.

Je me pointe donc dans ledit salon pour prendre rendez vous. C'est un salon de coiffure classique, et la matrone qui le tient, est en train de se faire faire un shampoing colorant. Elle me demande de repasser d'ici 30mn. Chose faite. C'est elle qui m'accueille ensuite, les cheveux recouvert par un film plastique ( ben , ya sa couleur dessous qui prend !) et m'emmène dans la mezzanine au dessus : une table de massage et une tablette pour la cire chaude, et voilà ! 15 mn après, jambes et aisselles sont faites, rien à redire, pour 15 réals (environ 6€).

La seconde fois, je suis perdue dans la vallée de Capao, et mis à part deux coiffeurs, personne n'a eu la bonne idée de monter un « salao de beleza ». Je vais donc à Palmeiras, à moins d'une heure de route, profitant avec xav et Loulou de faire des courses et passer à la banque. Je demande plusieurs fois à des caissières de supermarché, où l'on peut trouver une personne qui épile. Cela les fait bien rire ! Mais, comme d'hab au brésil, les indications sont floues. On finit par tomber dans la bonne rue, une enfilade de maison colorée sans rien d'indiqué sur les façades pour les distinguer. Une femme finit par m'indiquer une porte, comme les autres, que je pousse, et j'arrive dans la première pièce d'une maison qui sert apparemment de salon de coiffure ! Enfin... Il y a trois chaises plastiques pour attendre, un grand miroir sur un mur avec un fauteuil en face pour les coupes, et un fauteuil aménagé pour laver les cheveux. Et le couloir qui mène dans le reste de la maison, où les autres membres de la famille vont et viennent. La patronne, très souriante, me confirme que je suis au bon endroit, me demande de m'asseoir et appelle sa fille. Celle ci revient 10 mn plus tard, une casserole fumante dans les mains trempant dans un bain marie. Gloups ! C'est ma mixture ! Je vois des trucs tremper dedans : ce sont des pépins de citrons. Je me rappelle bien avoir lu quelque part que dans les recettes de cire ou caramel pour épiler, c'est pas mal de rajouter du jus de citron... Oui mais sans les pépins !

A ma grande surprise, la fille s'installe en face de moi (elle doit avoir 16 ans environ), sur une chaise, là, au milieu de cette pièce minuscule qui sert de salon de coiffure. Xav et Louou sont derrière moi, devant une femme se fait coiffer par la patronne. Ma foi ! Oublions tout nos conditionnement d'occidentale bourgeoise ! Elle me demande de poser mon pied sur sa cuisse, attrape des vraies bandes de coton blanc découpées à la main, et commence à me tartiner généreusement de sa mixture qui sent vraiment très bon. Mais beaucoup trop chaude ! Aïe ! Rien à dire, elle est efficace, mais je ne vois vraiment pas comment elle va pouvoir me faire les aisselles ! J'essaie de me défiler en disant que c'est trop chaud, alors elle va refroidir la cire dans sa cuisine... La patronne m'installe dans le fauteuil face au miroir, me demande de lever mon bras (!) et zap ! C'est parti pour l'aisselle droite. Xav est au bord du fou rire, moi j'essaie de rester sérieuse. Bon, après tout, y'a rien à cacher. Evidemment, je n'imagine même pas m'occuper du maillot...

La troisième séance a lieu à Lençois, petite bourgade touristique de la Chapada diamantina. Je ne trouve qu'un salon, en haut d'un misérable escalier tordu, encombré du stock de marchandise du mercadinho voisin. Une porte donne sur une pièce minuscule ou s'encombre chaise, table...de quoi coiffer et épiler. La patronne a une sale tête, et, si j'avais écoutée mon intuiton, je serai repartie illico. Elle passe son temps à me questionner, pour savoir combien de temps je reste en ville, si mon mari m'accompagne, si les séance d'épil sont chères en France, etc... bref , ça pue. Je comprends à la fin : elle me demande 50 réals ! (20€) soit 3 fois le prix habituel. Elle m'a bien vu arriver... Et son travail n'était pas bon hélas...

Bon, rien à dire sur la quatrième séance à Jéricoacoara. Enfin un vrai salon de beauté avec pièce dédiée à cet effet à l'écart, une personne compétente et discrète.. Ah si, quand même! Quand j'arrive , je frappe à la porte, lui demande si je peux être épilée et elle me dit de m'inscrire sur le tableau noir de l'entrée, dans la case horaire que je veux. Bon, OK, je m'inscris à 11h. Et oh, surprise, il est 11 h ! La personne est décontenancée (il ne faut jamais bousculer un brésilien, c'est très mauvais pour sa santé...) et me fait donc poireauter 15 bonnes minutes, le temps de préparer la salle.

Rien d'extraordinaire ici...

 

Et nous voilà à Morro Branco. La plage en face, les poils repoussent (pfff...), et en vue un joli cabanon bleu à toit de palmes qui propose manucure et épilation (j'ai oublié de vous dire que les brésiliennes sont fan de manucure et pédicure ! Même dans le plus petit bled du fin fond de la brousse du sertao. Juré)Le problème, c'est que depuis 5 jours qu'on est là, il n'est jamais ouvert ! Bon, au pire, j'ai un vieux rasoir bic qui traîne au fond de ma trousse... Aventurière ou non, faut quand même tout prévoir !!

Petit guide à l'usage des prochains aventuriers du Brésil, pour savoir quel monstres ils vont affronter...Hé hé ! Enfin, celles que l'on a rencontrées...

 

D'emblée, comme ça, je citerai la Cucarracha. (ya bien une chanson, non ?)

Joli mot brésilien pour désigner l'horrible et misérable cafard, présent dans tout le pays, particulièrement où il fait chaud et humide. Il ressemble au nôtre, mais plus gros et plus véloce encore. Il sort le soir, depuis les conduits d'évacuation de douche ou arrive de l'extérieur, et il part à l'aventure dans la maison à la recherche de nourriture. La tong est l'outil idéal pour l'exterminer, mais préparez vous à courir ou bien attendez qu'il fasse le mort (oui oui) le jour, c'est sa spécialité : sur le dos, les pattes en l'air. Mais il craint les chatouilles. Intéressant d'avoir aussi une lampe de poche la nuit si vous vous levez pour un pipi nocturne: ça évite de mettre vos pieds délicats dessus... et c'est pas très agréable...

 

Donc, en deuxième, l'ennemi numéro deux de la cucarracha, après la tong, est le crapaud:du plus petit qui tient au creux de la main (oui, j'ai essayé) au plus gros qui tient à peine dans les deux mains réunies (oui, j'ai extrapolé !). Il sort à la nuit tombée, semble avancer péniblement, se pose là au milieu de votre terrasse pendant que vous sirotez votre bière skoll, et le plus grand danger est de poser le pied dessus : oui, j'ai testé (eh ! J'ai pas fait exprès ! ). Assez résistantes ces bébètes là... Quand vous les chatouillez gentiment, ils se font un plaisir de vous rejouer la fable de La Fontaine « la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf ».(nb: d'ailleurs, LF a du se tromper d'animal). Mais le meilleur, c'est de les voir bondir prestement en avant vers une proie ( un cafard ! Yé !) et de lancer leur langue gluante pour la saisir.

Maintenant, Charlotte, tu sais pourquoi tu en avais un sous ton évier à Capao, et c'était une bien bonne idée de le garder !

Moralité: toujours avoir un crapaud chez soi.

Et toujours, toujours regarder où on mets les pieds la nuit.

 

La suivante qui me vient là : la Tarentule ! On s'est rencontré un soir alors qu'on rendait visite à Hortense et Javier à Capao toujours. On était là à la table à boire une bière (toujours), les enfants couchés, quand je vois la tête d'Hortense s'allonger, puis bondir hors de son siège en criant. Comme elle regarde vers mes pieds, je pars en hurlant aussi... Et nous découvrons Madame Tarentule, qui rentre tranquillement comme chez elle, dans la cuisine. Enorme. Comme une belle main, facile. Bon, les gars la remettent gentiment dehors. On apprendra plus tard que les tarentules sont casanières et territoriales. Si elles élisent domicile sous votre lit, vous aurez beau les chasser, elles reviendront... Cohabitation ? Et toujours vérifier les couvertures et draps du lit avant de se coucher, si la moustiquaire n'est pas restée en place. Hortense, sans doute pour être vaccinée une bonne fois pour toute, a passé toute une nuit avec ses enfants et cette belle dame noire et velue sur les couvertures de son lit; et s'en est rendue compte au petit matin! Mmm !

 

Ensuite... Les lézards. Ceux du jour, et ceux de la nuit (ou gegko). Les plus gros qu'on ait vu c'est à Ilha Grande. Un bon mètre. Ici, ils sont plus discrets, mais le climat est plus sec. Loulou ne les aime pas trop, surtout depuis qu'un lui est passé entre les jambes dans notre maison de jéri. Il a mis 24 h avant de reposer les pieds par terre... D'autant plus que le reptile avait élu domicile sous notre lit et qu'on a du le pousser dehors fermement. Mais rien à dire sinon, moi je les aime bien. Rapides, ils grimpent partout, et sont adaptés à tous les climats. Pas de dangers à priori !

 

Les Urubus, ces drôles d'oiseaux noirs et lugubres, qui arrivent sur les plages pour se régaler des cadavres de poissons. Les fossoyeurs du Brésil. Présents partout, peut être un peu moins à l'intérieur des terres. Ils volent en groupe, planent, puis fondent là où il y a de quoi manger. Bon, comme des charognards, quoi. Donc, pas de risque là non plus pour vos pieds ou autre partie de votre corps. Ils gardent une distance respectueuse.

 

J'oubliais les fourmis ! Extraordinairement minuscules, mais super efficaces et envahissantes (détectent un bonbon plusieurs mètres à la ronde et viennent se coller dedans... mmm!) ou carrément énormes et voraces, avec des mandibules trèèèèès coupantes. Si Loulou savait bien parler, il vous expliquerait comment ça fait quand celles ci se plantent dans l'entre-doigt-de-main ou plantes des pieds... Aïe ! Et comment maman doit s'y prendre pour les décrocher... Enfin, pas pire que les termites qui ne lâchent plus leur prise ! (Loulou a aussi testé... fallait bien !)Encore une fois, bien regarder où l'on pose mains et pieds.

 

M'enfin, les Mosquitos ! Que dire que vous ne sachiez déjà... Certains sont vraiment minuscules voir invisibles et silencieux. Si si. Sauf que le matin ça vous gratte de partout. Vicieux ces moustiques!!! (n'oubliez pas moustiquaire et produit répulsif... Pour le produit répulsif, Elle a fait un essai, mais ce n'est qu'a moitié concluent... le nombre de piqures diminue effectivement, mais il y en a toujours...)

 

 

Donc, pas si pire que ce qu'on pourrait imaginer, mais pondérez ces faits avec le fait que nous ne sommes pas allés dans la forêt amazonienne!!

Le Brésil est avant tout le pays des fruits; avant même la plage et les bébètes ! Je vais essayer de vous les présenter et de vous mettre, qui sait, l'eau à la bouche... (et voir les photos côté galerie).

 

Le premier, le plus populaire, comme la pomme chez nous est sans doute la mangue (manga): il y en a des grosses, des énormes, des petites, des longues, des rondes, des rouges, des vertes, des jaunes etc... Les manguiers poussent partout, de la savane à la Mata Atlantica (forêt des côtes). Elles tombent au sol, et souvent pourrissent là. Certaines sont très juteuses, d'autres fibreuses (prévoir 15 mn de séance fil dentaire ensuite !), mais la chair reste jaune orangée et bien sucrée. Les enfants des villages les ramassent et en mangent toute la journée. On l'adore !

 

Ensuite, je pense à la Papaye, appelée mamão (Loulou en réclame souvent en l'appelant de son nom brésilien !). On en a vu deux sortes : des petites (200 g) et des énormes (1à 2 kg !) rondes ou longues. Le petit dej préféré de Xav ! (ça fait peur à voir...) Elles poussent au sommet de longs arbres qui sont en fait des herbes géantes (comme les palmiers). Les brésiliens l'aiment aussi beaucoup et la proposent souvent au café da manha (p'tit dej). A l'intérieur, une chair orange vif et des pépins noires et groupés au centre. Un régal !

 

Un autre que les gens ici préfère manger en pâte, est la goyave, ou goiaba. Petite et ronde, une chair rosée, et des pépins clairs hélas insérés dans la plus grande partie du fruit, ce qui explique qu'il est plus facile de la consommer en jus filtré ou en pâte de fruit. Mais quel parfum exquis ! Inoubliable...

 

L'inévitable Ananas (Abacaxi), tellement sucré et délicieux qu'on risque de ne plus en manger à notre retour... pendant un moment en tout cas.

 

L'avocat, (abacate) très gros, que les locaux préfèrent boire mixé avec du lait ! Ah, j'ai pas essayé... Je préfère la version vinaigrette, rien à faire. Mais ils sont succulents !

 

Ah ! Le très délicieux Maracuja, fruit de la passion, qui prend toute une paume de main tant il est gros ! Peau jaune pâle qui se fripe et brunit en quelques jours, et qui abrite des grains verdâtres et gluants au parfum inoubliable ! Par contre très acide... On le consomme mixé avec de l'eau, puis filtré (les grains sont assez abrasifs) et sucré, c'est inévitable.

 

Un autre que l'on trouve quasiment sur tout le continent, qui pousse sur un arbre buissonnant, est le légendaire Acérola ! Cette fameuse baie rouge qui renferme un taux de vitamine C imbattable. Qui n'en a pas encore consommé en comprimés pendant l'hiver ? Évidement, le goût in situ est vraiment meilleur et fin, doux et acidulé à la fois... j'adore !

 

Dans cette catégorie, un autre petit et rouge qui pousse aussi sur un buisson et que les enfants mangent beaucoup est le pitanga. Il se différencie de l'acérola par ses segments marqués et son goût indescriptible hélas, mais qu'on n'aime pas spécialement.

 

Un autre qu'on a adoré et qui est aussi un trésor de bienfait (très haute teneur en antioxydants, très énergétique et nourrissant), est l' açai. Il vient d'amazonie (nourriture de base des indiens), d'un palmier, et même ses graines sont utilisées pour faire des bijoux (vous viendrez me voir les filles...) Il ne se consomme qu'en jus ou bien on achète sa pulpe congelée ( marron rouge) qui est mixée avec des bananes, du sirop de guarana... pour en faire un sorbet à tomber par terre ! (enfin, ça dépend qui le fait...) Inutile d'essayer de manger quelque chose après !

 

D'autres petits fruits : le sériguela du nordeste du brésil, petit fruit oblongue et orange, comme une grosse olive et dont Loulou raffole; il faut le sucer pour extraire le jus et laisser la peau et le gros noyau central. Pas grand chose à manger mais plaisant ! A ne pas confondre avec le caja, orange aussi et de la même taille, mais bien rond . Beaucoup plus acide...pas trop aimé, bien qu'en jus ce soit sympa. L'umbu, sorte de petite prune verte et très acide, mais qui n'est pas une prune...On le trouve plutôt vers Bahia. Et le cajarana, que je n'ai pas réussi à goûter car il n'est pas venu à maturité à temps: d'abord vert et allongé (comme une grosse prune) il vire au jaune plus ou moins. Mais je n'en sait pas plus.

 

Les fruits étranges :

 

Le sapoti, rond avec une peau kaki et rugueuse comme certaine poires, qui a une chair de texture granuleuse avec plein de pépins dans des compartiments; dans le même genre, il y a la piña (pomme cannelle en guadeloupe pour ceux qui connaissent) qui ressemble vaguement à un artichaut, d'abord dure puis qui devient subitement très molle: il faut l'ouvrir, puis sucer chaque petit noyau (y'en a des dizaines !) pour manger la chair comestible et granuleuse aussi. Travail de patience !

On trouve aussi un peut partout un fruit bizarre et énorme comme un gros ballon de rugby (voir plus) qui pousse étrangement sur le tronc d'un arbre, et qui est très difforme. Ça ne donne pas envie... C'est le fruit du Jacquier, le Jaco, qu'il faut ouvrir avec une très longue lame. Ensuite, il faut attraper avec les doigts les compartiments de chair à l'intérieur qui renferment aussi un gros noyau. Le problème c'est qu'il contient aussi une sorte de glu naturelle qui laisse des traces un moment sur les doigts et les lèvres... pas fan.

Le graviola lui ressemble aussi, mais de taille plus modeste et avec une peau à peine plus lisse. Je n'ai pas eu l'occasion d'en couper, mais son jus blanc est un régal! Savoureux et doux.

 

Je dois parler du cajù, que les brésiliens adorent en jus (pas nous! Bah! Drôle de goût...) En fait, ce fruit est très étrange : c'est lui qui donne la fameuse graine de cajou, enveloppée dans une coquille en forme de haricot très très dure, et qu'on ne peut extraire qu'en le grillant dans un feu (attention, ça explose!) Mais cette graine se trouve attachée au sommet d'un fruit (? euh, botaniquement ça ne doit pas être ça) qui a la forme d'un poivron, jaune ou rouge. On adore la graine, mais pas le reste!

 

Bon, et bien j'ai oublié de citer les bananes, de toutes tailles et goûts, (plates, rondes, longues, à cuisiner, etc...), les melons (jaune comme chez nous et les dentelés à chair orange comme les nôtres), les pastèques, les pommes, les poires, les prunes... je crois qu'on a fait le tour, sachant qu'on n'est pas allés dans le sud ni en amazonie, et qu'il y en a encore tout plein d'autres à découvrir.

A ce propos, beaucoup de brésiliens n'en connaissent pas autant que nous ! (pour de vrai...)

 

Alors, l'eau à la bouche?

 

 

 

A savoir avant de partir au brésil! Enfin, c'est vous qui voyez...

 

On jette son papier toilette dans une poubelle, et non dans la cuvette des wc! Euh, vraiment difficile au début, sauf que maintenant, je ne sais plus faire autrement. Je vais passer mon temps à chercher la poubelle en France... C'est en rapport avec le traitement inexistant des eaux qui s'écoulent soit dans la mer, drainés par des longs tuyaux plus au large, merci ! (pour les grandes villes) soit directement dans une fosse septique (partout ailleurs). Bon, on s'y fait. Pis sinon, les chiottes sont bouchés! Xavier vous en touchera quelques mots en particulier. Il est devenu le pro du débouchage de tuyaux de chiottes minuscules, comme seuls les brésiliens savent en fabriquer.

 

On achète sa bouffe au kg, dans tout plein de restaus. Voir même les crèmes glacées! Mmm! Comprenez : c'est un self service où on paye au poids, indifféremment si c'est du riz blanc ou une entrecôte, des sushis ou des carottes râpées. Vérifier néanmoins le prix fixé au kg, c'est plus ou moins intéressant (de 20 à 36 réals). On a même vu une fois un restau qui faisait manger à 10 réals « a vondade » (à volonté). Mais pas très goûteux.

 

Au pays de la canne à sucre et du vrai bon sucre rapadura (prix défiant toute concurrence), on trouve quasi partout, de la plus petite lanchonete au plus grand restau, des bouteilles plastiques remplies d'édulcorant aspartame liquide ! Baaaah ! Quand on ne vous en met pas directement dans votre bon jus de fruits naturels mixés sur mesure, sans vous demander votre avis...grrr ! Et vas y que je t'en mets dans le café, le thé (euh... quasi introuvable au brésil... s'équiper avant de venir) sur les desserts....bouh !

 

Après les chiottes, les douches : système unique au monde de douche électrique, avec les fils qui arrivent directement au dessus du pommeau, ce qui garantit parfois de bonnes petites châtaignes à chaque fois que l'on touche le robinet. Charmant ! Avec trois position sur le pommeau, été, printemps, hiver (trop drôle dans un pays qui n'a pas de saisons!) qui marchent selon l'humeur et l'installation, et parfois inaccessibles quand on ne mesure pas plus d'1,80m. « Chéri, tu peux venir me mettre l'eau chaude ? »

 

Les supermarchés (mercadinhos): du plus minuscule au plus grand, vous êtes assurés de faire la queue à la caisse, parce qu'ici le stress est au niveau 0, parfois de vous faire passer devant, mais en tout cas, on vous arrondit toujours la somme avantageusement (pour de vrai!) en vous faisant cadeau de plusieurs centimes si vous n'avez pas la monnaie. Et vous pouvez même sortir sans avoir payé ou presque, personne ne s'affole. Sûr, vous allez repasser... Les rares au monde où on peut faire ses courses en maillot de bain bikini ou torse nus sans se faire jeter ni regarder de travers! et pour les plus performants en zone touristique, ouverts de 8h à 23h , 7jours sur 7. Euh... Qui dit mieux ? Allez, tire pas la gueule Sam ! Ah, j'oubliais: les Loulous peuvent se servir en fruits, bonbons (accessibles aux petites mains) et manger en toute impunité: tout au plus ça déclenche des sourires compatissants. Ah, ça va pas être facile le retour!

 

A propos du bruit : le mot tapage diurne ou nocturne est inexistant au brésil. Donc on vit, on s'amuse, et tout le monde le sait. On allume des gros pétards à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit pour dire « On a gagné le match de foot! » ou «La fête commence ! Venez Tous! » ou « Bon anniversaire Machin » et j'en passe... Quand on regarde la télé, vos voisins proches et moins proches doivent savoir immédiatement de quelle chaîne il s'agit, et dans les heures qui suivent aussi. C'est tellement plus chouette de partager! Même quand on n'a pas les images... Idem pour la musique: quoi de plus normal que de passer son album préféré à 2h du mat le volume à fond ? De sonoriser des concerts ou spectacles de manière à en faire profiter toute la ville? De venir au bord de la mer avec une voiture transformée en sono ambulante cracheuse de décibels? Mais aussi de prêcher pour son église (pfiou! Y'en a tout plein: évangélistes, são machin, Assemblée de trucs, filho de bidule, ou de chose, enfin, des dizaines!) en hurlant dans un micro et en encourageant le public à faire de même...

qu'est ce que j'oublie ? Ben, là, je vois pas...

 

La zen attitude: de rigueur sous ces latitudes. D'abord, s'énerver, ça donne chaud, très chaud, et c'est pas bon pour la santé, surtout si on fait la queue depuis déjà 20 mn à la banque ou au supermarché et que ce n'est pas climatisé, surtout si vous êtes écrasés par les courses des autres personnes dans un minuscule combi débordé de passagers. Surtout si vous vous faites passer devant chez le boucher par la mégère locale. Le brésilien est calme et souriant en toute circonstance. Il trouvera toujours une solution pour vous si vous pétez un plomb. Ou alors, quittez les lieux. Ah, ça me rappelle le restau de l'autre soir... Le type vient nous voir 10 mn après qu'on se soit installés, prend notre commande, sert d'autres tables occupées après nous, puis 30 mn plus tard (soit plus de 40mins après notre arrivée!! quand on a un bébé qui nous attend a la maison c'est super!!) repasse en nous disant le plus gentiment du monde qu'il n'a pas ce qu'on a demandé...mais qu'il peut nous servir plutôt ceci. En tout cas, Xav n'a toujours pas la zen attitude (n.d. Publicateur! : plus de 50 mins d'attente pour rien, ouaip, ca me soule!!!). C'est pas très contagieux...

 

L'excessivité des femmes avec les bébés : alors là, Loulou en parlerait mieux que moi...Maintenant, ça le gave tellement qu'il se mord la main à chaque fois qu'il voit une brésilienne souriante l'approcher! Faut dire que... Elles poussent des cris en levant les bras au ciel « Oh néné! Oh néné! », veulent le couvrir de baisers, en réclament au moins autant, l'attrape pour le serrer dans leur bras (c'est tout juste si elles ne l'étouffent pas!), et lui demande de poser pour le mitrailler avec leur compact ! On a failli demander des sous à chaque photo... Bon, il est craquant, OK, mais tout de même! Un peu de retenu ! Bon, là, c'est trop demander... Les hommes aussi adorent les bébés, et ça passe nettement mieux avec notre tête blonde: faut dire, ils l'emmènent sur leur moto ou buggy, sur la planche de surf, lui donne des bonbons, le prenne dans les bras oui mais pour faire un tour, et ne se prive pas pour autant de bisous!

 

 

L'approximation brésilienne : du nord au sud, d'est en ouest, idem. Les gens ont un mal fou à vous renseigner, vous situer, vous donner des infos correctes. Il semblerait qu'un flou artistique national règne ! Parfois embêtant... Je me rappelle qu'arrivés à Paraty avec nos 35 kg de bagages et Loulou épuisé dans sa poussette, on veut trouver notre pousada au plus vite, qui d'après le Routard est dans le quartier de la gare routière. Des gens s'empressent de venir pour nous aider, tournent et retournent le plan dans les mains, appellent des policiers...mais il s'avère que personne ne connait le nom des rues du quartier ni même celle de l'hôtel....qu'on trouvera tous seuls 10 mn plus tard avec un peu de méthode. Quand on vous dit « c'est à 2mn ! » comptez en bien 15. Quand on vous dit « c'est juste là dans la rue à droite! » Attendez vous à tourner à droite, puis à gauche, puis... Quand on vous dit « ça ouvre à 9h » et qu'il est 10h et que c'est fermé.... soit vous rebroussez chemin et oubliez votre plan du moment, soit vous campez devant la porte. La personne est peut être juste partie déjeuner, prendre un café, un journal... que sais je ? Não stress na Brasil !

Petite liste des choses à prendre ou à laisser, c'est selon vos besoins, mais voici mon point de vue:

 

 

La poussette : quasi inexistante au Brésil, et pour cause ! Les trottoirs sont souvent défoncés, les routes pavées, voir en terre ou en sable (hors grandes vills et capitales). Donc, sport haut niveau que de balader son petit en poussette ! Ou en avoir une à trois roues très grosse et solide, donc encombrante... A réfléchir ! La nôtre ne nous sert finalement que dans les gares routières ou aéroport, ou lorsque l'on a la chance d'être pas loin d'un vrai trottoir goudronné et qui va là ou on veut ! Donc, avoir absolument un système de portage adapté (voir plus bas).

 

Système de portage : Indispensable ! On a testé le latéral, en recyclant un chèche blanc de tunisie ! Il a l'avantage d'être léger (indispensable au brésil ! Quelle chaleur! Oublier les écharpes de portage européènne) et clair, mais la bande n'est pas assez large et le tissu manque un peu d'élasticité (confort de bébé). On aurait bien apprécié finalement un portage bien technique, comme le manduca (faites une recherche internet !) très polyvalent (portage dos, ventre, hanche) mais il est plus encombrant et c'est un investissement...qu'on aurait du faire plutôt que la poussette ! Bon, il est vrai qu'on se balade pas mal, sans parler de grande randonnée tout de même. Et qu'on a même utilisé des motos taxi...

 

Petit lit : on a testé le lit tente pop up (voir galerie photo) mais qui n'est pas convaincant sous ces climats, car notre Loulou a tellement chaud dedans qu'il se réveille et ne peut plus dormir (prévoir qui plus est un drap élastiqué à mettre sur le matelas gonglant intégré que l'on glissait à l'intérieur de la tente)! C'était impécable lorsque nous étions en montagne, et que les températures était plus fraiches, ou alors avec une clim réglée fraiche(mais faut aimer ça). Par contre la moustiquaire intégrée est vraiment efficace. A savoir qu'au brésil on ne propose pas de petit lit bébé, et au mieux un petit matelas à mettre au sol. Il faut sinon se contenter d'un lit normal, qu'il est préférable de coller au sien pour éviter les chutes !

On avait pris aussi un sac de couchage fait maison en coton et un en micropolaire. Ils nous ont plus ou moins servi.

 

Pour les repas : j'ai regretté d'avoir oublié sa petite cuillère et fourchette ergonomique et peu encombrantes : très difficile d'avoir au restau une simple petit cuillère, et quand c'est le cas, elles ne sont pas pratiques à utiliser... dommage quand bébé se débrouillait déjà tout seul, on se retrouve à lui donner la bécquée ! Et j'avais pris une serviette à scratch en coton enduit lavable, absolument génial et indispensable (un coup d'eau et c'est propre !); on ne trouve qe de misérables petites serviettes en papier qui n'essuie rien et ne tiennent pas... A moins d'avoir envie de changer son Loulou 3 fois par jour ou de le supporter tout plein de tâches de fruits et de graisse. (désolée, moi je peux pas...)(n.d.papa moi j'm'en fous^^)

On utilise aussi beaucoup la tasse « antifuite », vraiment très pratique en bus, voiture, poussette... Loulou n'utilise plus de bib mais ne boit pas à la bouteille. Et quand ça bouge....

Sinon, c'est quand même mieux sur de la longue durée de louer une maison pour avoir une cuisine. Les repas au restau sont vite monotones et pas toujours adaptés à des petits bouts. De plus au brésil, les plats sont ultra salés ou sucrés ! (recrudescence ici d'hypertension et diabète dès le plus jeune âge).

 

Les vêtements : si vous passez votre temps au bord de l'eau (ce qui est probable avec un petit bout) vous n'aurez pas besoin de grand chose. Le truc qu'on a trouvé de vraiment génial (acheté en France évidemment) est une combinaison anti UV avec le chapeau assorti (mayoparasol). Cher mais amorti quand on passe 5 mois au soleil ! Et notre petit bonhomme qui est aussi blanc que...l'écume de mer (soyons poétique) n'a jamais attrapé de coup de soleil avec. On mettait aussi de la crème solaire écran minéral évidemment sur les membres et le visage. J'ai aussi pris un maillot spécial bébé qui s'agraphe et se règle à la taille, utile si on va dans des piscines et que l'heure chaude est passée (entre 16h et 18h, heure du coucher de soleil, on n'avait pas besoin de combi).

Ne pensez pas acheter quoique ce soit sur place, sauf pour dépannage, car le brésil n'est vraiment pas le pays du textile : tout est moche et de mauvaise qualité (se découd, se déchire, déteint...). S'abstenir... Le seul achat sympa a été une paire de tong avec bride à l'arrière ! Mais j'étais contente de lui avoir pris une vraie paire de sandale solide et souple à la fois.

 

 

Les couches jetables: On en trouve de partout (même les petits bleds, du moment qu'il y a des enfants. Hélas, la couche lavable c'est pas pour demain au brésil...) mais les seules de bonnes qualité, c'est à dire qui peuvent durer au delà de deux heures sans fuites, sont les pampers et Monica Feliz (huggies) dia et noite (environ 1 réal la couche !). Sans quoi, petits soucis à prévoir au réveil... Après, quand on peut s'en passer en journée et laisser bébé les fesses à l'air, c'est nettement mieux ! Il fait vraiment chaud ici, notre Loulou a facilement les fesses rouges ou des petits boutons dues à ces maudites couches jetables ( je n'utilise pas ça en France... trop cher, non écologique au possible et mauvais pour le derrière de bébé). J'ai aussi pris deux culottes d'apprentissage en coton lavable de la marque Imse Vimse, et cela me permet aussi d'éviter de lui mettre ces couches plastifiées sur lui, mis à part quand on bouge. Mais dans la mesure où on n'avait pas de machine à laver facilement (on a dû laver notre linge à la main pendant deux mois sur cinq) ou que cela coûte trop cher, pas évident de partir avec des couches lavables...

 

 

Jeux, livres : bon, on n'avait vraiment pas beaucoup de place...On en a pris, on en a perdu, on en a racheté (même réflexion que pour les vêtements, les jouets ici ne valent pas un clou... détruit en peu de temps d'utilisation). Finalement, Loulou a beaucoup utilisé ses deux petites voitures qui ont vraiment souffert, un ballon de plage gonflable qui a expiré après trois mois, un peu de dinette et mention spéciale pour l'album photo de famille que j'ai fait imprimé avant de partir : il avait tous les portraits des membres de sa famille proche... Pratique quand on lui parlait de telle ou telle personne (il n'a pas deux ans...)

 

 

soins, santé : je passe ce que vous donnera votre médecin si vous allez le voir. Mention +++ à l'argile verte en tube qui a guéri tous ses bobos (coupures, éraflures, brûlures...), à l'extrait de pépin de pamplemousse qu'il a pris de façon régulière (antibiotique naturelle entre autre) et au tube de granules d'arnica pour les coups et les bosses ! Penser à une crème au calendula pour les irritations, coup de soleil, un antimoustique naturel ( pitié, pas de produits chimiques sur les peaux de bébé !) comme celui fait par weleda, ou encore de l'huile d'andiroba (d'amazonie) avec un peu de citronelle. Mais rien ne vaut une moustiquaire et des vêtements longs dans les zones plus infestées (à éviter autant que possible, même si vous vous croyez protégés par une vaccination quelconque).

A noter qu'on peut aussi acheter sur place la merveilleuse huile de Copaiba, dont on ne peut plus se passer tous les trois (faites vos recherches à ce sujet !).

 

 

 

 

 

Rien de plus simple me direz vous ! C'est du moins ce que m'a affirmé ma copine Sab avant de partir en voyage, en me conseillant de n'en prendre qu'un (bikini) au cas où, car ils sont, paraît il, très bons marchés...

Je lui ai bien demandé s'il y avait des grandes tailles, pour caser mon 44/46 et mes fesses bien rondes à l'africaine. Pas de problème, les brésiliennes aussi sont bien rondes, qu'elle me dit du haut de son 36/38 !

Là, j'ai un peu fait la moue, car je me rappelle ce reportage sur les femmes de Rio aficionados de la chirurgie esthétique, qui se font refaire seins et postérieur pour avoir un galbe parfait. En plus, on atterrit à Rio pour le début de notre voyage... M'enfin, t'inquiète vir, tout le monde ne peut pas s'en payer !

En tout cas, pas vraiment vu de boutiques de maillots à Ipanema, ou pas cherché à vrai dire (on est à peine resté 3 jours et pas eu le temps de passer à ce marché de copacabana). Et pas vu de corps sculpturaux sur la plage. Ouf !

A Ilha Grande, ça manque pas de boutiques de fripes; mais que c'est cher ! Premier prix de maillots à 45 réais, je ne m'attendais pas à ça. Et puis, les tissus ont l'air de sortir d'une vieille malle des années 70 (couleurs criardes, dessins géométriques ou grosses fleurs...). Bou. Je passe, mon vieux maillot fera bien l'affaire !

Deux mois plus tard, de passage à Salvador, je jette un oeil dans un centre commercial : environ 150 réais le bikini ! Et bien, ça ne s'est pas arrangé ! Bon, il paraît que j'aurai dû trainer dans le vieux quartier du pelourinho, pour dégoter un de ces bikinis triangle à 15 réais. Pas évident avec petit Loulou d'aller se promener dans ce secteur (mauvais trottoir anti poussette, circulation...). Tant pis.

Les fringues aussi sont décevantes; j'en ai marre de trainer mes deux même jupes dont une est décolorée, ma robe qui se découd et mes tee shirt avec des tâches de javel (merci les lavenderias brésiliennes !), mais vraiment, il n'y a rien de bien affriolant et bon marché à se mettre sous la dent. Euh, pardon, sur les fesses ! (encore...une vraie obsession). Mais comment font les brésiliennes pour s'habiller ? Mystère...

Quand on arrive à Jéricoacoara, mon vieux très vieux maillot, après 4 mois de bon et loyaux services, montre des signes de fatigue évidente : ça baille au niveau des seins qui tombent un peu trop à mon goût (que non ils sont encore fermes !) et les bretelles sont tellement détendues qu'à la première vague...hop ! Je me retrouve comme Eve. C'est pas trop le style ici (on peut montrer ses fesses avec un string...horreur ! Mais pas les seins ! En rappel de la condition des esclaves noires...) Donc, après une mini crise de désespoir, on décide avec xav d'aller faire les boutiques de Jéri. Je suis tellement déprimée que je suis sûre que je ne vais rien trouver à ma taille... Imaginez nous avec Loulou dans les pattes, 35°C à l'ombre, l'enthousiasme flagrant des vendeuses (sans blagues, jamais motivées pour vendre leur cam) et moi, avec ma tête de trois pieds de long et ma rengaine« suis sûre que j'en trouverais pas ... » On a dû faire...7 magasins si j'ai bonne mémoire. Du plus petit ou il faut se faufiler entre le mur et les cintres pour se cacher derrière un rideau tendu qui fait office de cabine, quand on ne m'envoie pas dans les toilettes pour essayer ! (véridique), au plus classe avec parquet par terre ou Loulou peut glisser dessus en criant et courir se cacher dans les cabines d'essayage. J'ai essayé tous les GG (la plus grande taille brésilienne, semble t'il) et désolée de te décevoir ma chère sab, mais ça fait pas vraiment ma taille. Rien à faire, j'arrive à quaser le haut (quoi que, c'est vite dit) mais pour le bas, faut choisir ce qu'on voit : la raie (des fesses, oui oui) ou le pubis (pas super épilé, faut dire la vérité. Cf mon texte sur l'épilation). Je ne regarde même plus les tissus, je crois que je suis prête à prendre n'importe quoi qui peut m'envelopper !!

Bon, au dernier magasin, petit miracle ou adaptation (?) (pensez vous que les fesses puissent se rétracter ?) je trouve une culotte pas si pire, qui dénude à peine le sommet de mon postérieur. Enfin, on voit ce qu'on veut bien voir. Xav me dit OK, je suis contente de plier l'affaire, et loulou aussi de pouvoir filer à la mer. Oui, je l'ai testé immédiatement. Faut juste se méfier des gros rouleaux !

En tout cas, si vous allez au Brésil, prenez vos maillots préférés avec vous et vos fringues aussi, car qualité, beauté et bon prix ne sont pas au rendez vous.

PS : depuis qu'on est à Morro Branco j'ai vu des vraiments grasses brésiliennes celluliteuses en bikini, string parfois. J'ai pas osée leur demander leur taille. Et faut vraiment que je décomplexe !

 

 

Alors, je vais commencer par les indispensables « électrique et électronique »...

 

Parlons en premier lieu de l'électricité au Brésil... Partout ou nous sommes passés, nous avons pu utiliser des prises à fiches européennes, donc l'adaptateur que nous avions pris n'a jamais été utilisé (pas grave il servira au prochain voyage!!); ensuite, il y a le voltage, et là c'est un peu flou, cela dépend des états, et même au sein d'un état, cela peut varier.. entre 110V et 220V.

La plupart des chargeurs peuvent être alimentés indifféremment en 110 ou 220, mais vérifiez tout de même (j'avais vérifié chaque chargeur hormis celui du téléphone d'Elle... et il n'accepte que le 220... (ce n'est pas grave, on n'avait pas vraiment prévu de s'en servir...!)

 

Ensuite, pour une question de poids/encombrement, j'avais choisi de n'emporter qu'un câble pour relier les prises aux différents chargeurs (vous savez le câble 2 fiches européennes avec un embout en forme de « 8 »...), gain de poids et de volume, et si on gère correctement la charge de ses apn, ordi, mp3 et autres, c'est largement suffisant (j'avais la chance d'avoir des chargeurs qui avaient tous la même prise..).

 

Les apn (appareil photo numérique): nous avons 2 compacts, un « normal » et un « étanche » (et plus résistant aux chocs). Nous avons utilisé les deux de façon indifférenciée, mais je peux vous assurer qu'un apn étanche est un gros plus ! (photos dans l'eau, comme il est étanche, on ne se pose pas trop de questions, on le pose dans le sable, sur la terre, on peut l'avoir toujours sur nous sans risques, c'est super pratique..!!).

Nous avons par contre regretté de ne pas avoir pris un appareil de meilleure qualité, car nos compacts sont pas mal, mais la qualité n'est vraiment comparable avec un vrai appareil... La prochaine fois, on emportera un reflex numérique, de façon à pouvoir faire de vraies prises de vues, ça nous à vraiment manqué !(mais il faut considérer le poids, l'encombrement, et le matériel qui va avec...) Nous ramenons des photos, mais étant tous les deux amateurs de belles images, nous restons un peu sur notre faim; nous avons croisé des paysages qui auraient mérités un meilleur appareil... (heureusement, j'avais pris un netbook, avec photoshop éléments, ce qui nous a permis de retoucher les photos au fur et a mesure pour vous faire profiter d'images un peu plus jolies que les images brutes qui sortent de nos appareils..)

 

Parlons donc du netbook... Un eeepc 1005HA (un10''), que j'ai choisi après maintes recherches, une des meilleures autonomie au moment ou je l'ai acheté, un poids correct, un chargeur peu volumineux et léger, une webcam pour voir les tatas, grands parents et autres, bref, un super compromis autonomie/poids/volume. Alors, pourquoi s'être encombré d'un netbook? Plusieurs raisons, tout d'abord pour décharger les photos, (c'est à dire les stocker, il y avait d'autres alternatives, mais rien ne valait le confort et l'utilité d'un ordinateur) ensuite, comme vous le voyez, nous avons fait un site, et pour gérer le site, c'est quand même super pratique de pouvoir retoucher/recadrer/redimensionner les photos avant de les transférer sur le site, ce qu'on aurait pu faire aux cyber cafés, mais nous aurions perdu énormément de temps. Grâce au netbook, on peut aussi taper nos billets n'importe quand et les publier dès qu'on a une connexion.

C'est donc un vrai plus (puis, ca sert aussi pour écouter de la musique, échanger des photos avec les gens qu'on a croisé, jouer de temps en temps, regarder un film... (il y a aussi des hôtels/pousadas qui sont équipés de wifi, et là le netbook est un outils super pratique!)

Parlons un peu technique pour les « connaisseurs », j'avais un peu de réticences vis a vis du netbook (écran trop petit, puissance plus que limite, etc.) et finalement, je suis plutôt surpris de ne pas être tant dérangé par ces aspects... L'écran est, il est vrai, vraiment petit, et pour retoucher des photos, c'est pas le top, mais c'est suffisant pour faire ce que l'ont fait en voyage au bout du monde!! En ce qui concerne la puissance, le seul logiciel un peu gourmand dont je me sois servi est photoshop éléments 8 (la version allégée de photoshop) et honnêtement, ca va pas mal... c'est un peu lent, je ne peux vous le cacher, mais c'est suffisant ! (mais je ne traite que des images d'à peine 4Mo en .jpg... je n'ai pas de gros RAW à traiter...)

Pour regarder les films j'avais pris 2 casques (celui du lecteur MP3 et un autre en rab qui a un micro, ce qui est utile pour skype et autres solutions de VOIP), et un adaptateur pour pouvoir brancher 2 casques sur une prise (super pratique pour regarder un film quand Loulou dort a côté!!)

 

Après le netbook, le lecteur MP3: j'ai pris un petit créative, peu encombrant, une autonomie correcte, un espace de stockage suffisant, enfin, un bon compromis encore une fois... Mais nous ne nous en sommes pas servi (chaque fois qu'on aurai pu s'en servir, il était au fond d'un des sacs, complètement inaccessible...). Donc nous aurions largement pu nous en passer !

 

Avoir des apn qui utilisent le même type de carte est super pratique, le mien utilise une microSD avec un adaptateur XD (vive les formats propriétaires^^), et celui d'Elle des SD, (il existe plein d'adaptateurs SD ↔ microSD) ce qui fait qu'avec le matériel existant, on peut utiliser les mêmes cartes, c'est pratique (surtout que les microSD ne tiennent pas de place, et qu'on les trouve en 8Go pour presque rien sur internet ! ) (j'avais pris 2 cartes microSD de 8Go en rab (avec leur adapteteur USB) en plus de celles présentes dans les apn ce qui permet un peu d'excentricité de Geek quand on veut stocker, faire du boot sur USB, et autres astuces qui peuvent servir ! ).

(ne vous en faites pas si vous n'avez pas tout compris, vous n'êtes surement pas le/la seul/e)

 

Passons ensuite au reste du matériel, j'avais passé beaucoup de temps à me renseigner, à chercher pour sélectionner au mieux ce qu'on emmènerait...

 

Nous avons pris un carrix (je vous laisse jeter un œil du côté des galeries photo pour voir à quoi ça ressemble) et cela m'a sauvé le dos, le poids est super bien réparti, c'est pratique aussi bien en ville que sur les chemins, vraiment un outils excellent (mais un peu cher quand même!!).

 

Nous avons un hamac, et je dois dire que c'est quand même un gros plus! On ne s'en est pas servi partout, mais quand même fréquemment, (le notre est un « ticket to the moon » en toile de parachute acheté sur internet, pratique, grand, mais en même temps léger et compact une fois plié!)

De chez « Ticket to the moon » nous avons également pris une « serviette de plage » elle aussi en toile de parachute, ce qui nous fait une surface de 2x2m sur la plage pour un volume et un poids relativement peu important...

Nous avons choisi aussi au moment de notre commande chez TTTM (plus rapide :D) des petits sacs en toile de parachute qui ne tiennent absolument pas de place mais qui sont très pratiques: on s'en sert tous les jours! (les sacs se replient dans une pochette incluse sur le sac et une fois pliés, ils doivent faire 5cmx2cmx2cm).

 

Nous avions pris des serviettes en microfibre car nous ne savions pas vraiment ou nous allions, mais nous ne nous en sommes que peu servi... quelques fois sur la plage,pour envelopper Loulou après le bain, mais tous les hébergements que nous avons trouvé fournissaient le linge de maison et de toilette... ça peut évidement être utile dans le cas contraire ou quand on voyage un peu plus « roots » que nous (mais avec un bébé on limite les galères !! )

 

Des sacs à viande en soie (pour le dodo): on a du s'en servir une fois! (pour les mêmes raisons que précédemment) Suivant la destination ça peut être utile, mais au brésil, pas eu besoin !!

 

Un poncho imperméable, et Kway, presque jamais utilisés! Nous avons eu de la chance, car voyageant à la saison des pluies, nous n'en avons eu que très peu ! (hormis à Paraty, mais nous avions alors un grand parapluie qui est tout de même plus pratique..).

 

Comme toujours, quand on se ballade, une lampe frontale est nécessaire, et bien sûr des piles de rechange qui vont avec (on en trouve au Brésil, mais au double, voire le triple du prix de celles qu'on trouve en France et comme d'hab ici, d'une qualité plus que médiocre)

 

Bien sûr, des bouts de corde (dans le genre des cordes en nylon pour les tentes, et une très fine cordelette d'escalade) ca sert toujours, même si on sait pas forcement à quoi; je peux vous garantir que quand on en a besoin, on est content d'en avoir sous la main!! (nous a souvent servi pour étendre du linge, pensez donc aussi a prendre des minis épingles à linge !)

 

Des petits mousquetons (merci Hervé et Sid ! ) on s'en est servi très souvent et on était bien content de les avoir sous la main!!

 

Un couteau suisse qui nous a servi plus que nous n'avions imaginé (ouvre boite, pince à épiler, ciseaux, etc.).

 

Un Leatherman (un « couteau/pince », leatherman étant le top du top, mais vous pouvez aussi penser à victorinox qui en produit de super qualité ! ) que je n'ai pas pris et que j'ai regretté plusieurs fois, (il aurait remplacé avantageusement le couteau suisse, et aurai permis de faire plus de choses pour un poids et un encombrement quasi équivalent ! )

 

Nous avions tous les trois un Buff ©, si vous ne savez pas ce que c'est, google est votre ami!! C'est super méga pratique, les nôtres ayant été choisis anti-UV, ils nous ont bien sur servi a nous protéger la tête (mon crâne m'en remercie assez souvent ! ), mais ils sont utiles aussi en tant que cache cou dans les bus climatisés, ou les jours ou il fait plus frais, ils tiennent les cheveux, et pour tout un tas d'autres choses que je vous laisserai découvrir si vous avez la chance un jour d'en posséder un !! (ils sont en microfibre, les plus acharnés peuvent les utiliser comme serviette de toilette ! )

 

Des paréos, quand on est un mec et qu'on ne s'en est jamais servi, on n'imagine pas a quel point c'est pratique... Ça sert de serviette sur la plage (pour s'asseoir dessus, pour se sécher..), ca sert dans les bus congélateurs pour se tenir au chaud, ca sert de pare-soleil pour un bébé qui a la peau blanche et fragile (poussette, et quand on le porte si besoin), ça sert de jupe ou de robe, et même de rideau quand on en a besoin! La seule limite d'utilisation du paréo c'est notre imagination !

 

Nous avons pas mal cuisiné, et plusieurs fois on s'est dit que nous aurions du prendre un épluche légume (quasi introuvable au Brésil), c'est pratique, ça fait gagner du temps, et c'est plutôt léger et peu encombrant.