Petit guide à l'usage des prochains aventuriers du Brésil, pour savoir quel monstres ils vont affronter...Hé hé ! Enfin, celles que l'on a rencontrées...

 

D'emblée, comme ça, je citerai la Cucarracha. (ya bien une chanson, non ?)

Joli mot brésilien pour désigner l'horrible et misérable cafard, présent dans tout le pays, particulièrement où il fait chaud et humide. Il ressemble au nôtre, mais plus gros et plus véloce encore. Il sort le soir, depuis les conduits d'évacuation de douche ou arrive de l'extérieur, et il part à l'aventure dans la maison à la recherche de nourriture. La tong est l'outil idéal pour l'exterminer, mais préparez vous à courir ou bien attendez qu'il fasse le mort (oui oui) le jour, c'est sa spécialité : sur le dos, les pattes en l'air. Mais il craint les chatouilles. Intéressant d'avoir aussi une lampe de poche la nuit si vous vous levez pour un pipi nocturne: ça évite de mettre vos pieds délicats dessus... et c'est pas très agréable...

 

Donc, en deuxième, l'ennemi numéro deux de la cucarracha, après la tong, est le crapaud:du plus petit qui tient au creux de la main (oui, j'ai essayé) au plus gros qui tient à peine dans les deux mains réunies (oui, j'ai extrapolé !). Il sort à la nuit tombée, semble avancer péniblement, se pose là au milieu de votre terrasse pendant que vous sirotez votre bière skoll, et le plus grand danger est de poser le pied dessus : oui, j'ai testé (eh ! J'ai pas fait exprès ! ). Assez résistantes ces bébètes là... Quand vous les chatouillez gentiment, ils se font un plaisir de vous rejouer la fable de La Fontaine « la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf ».(nb: d'ailleurs, LF a du se tromper d'animal). Mais le meilleur, c'est de les voir bondir prestement en avant vers une proie ( un cafard ! Yé !) et de lancer leur langue gluante pour la saisir.

Maintenant, Charlotte, tu sais pourquoi tu en avais un sous ton évier à Capao, et c'était une bien bonne idée de le garder !

Moralité: toujours avoir un crapaud chez soi.

Et toujours, toujours regarder où on mets les pieds la nuit.

 

La suivante qui me vient là : la Tarentule ! On s'est rencontré un soir alors qu'on rendait visite à Hortense et Javier à Capao toujours. On était là à la table à boire une bière (toujours), les enfants couchés, quand je vois la tête d'Hortense s'allonger, puis bondir hors de son siège en criant. Comme elle regarde vers mes pieds, je pars en hurlant aussi... Et nous découvrons Madame Tarentule, qui rentre tranquillement comme chez elle, dans la cuisine. Enorme. Comme une belle main, facile. Bon, les gars la remettent gentiment dehors. On apprendra plus tard que les tarentules sont casanières et territoriales. Si elles élisent domicile sous votre lit, vous aurez beau les chasser, elles reviendront... Cohabitation ? Et toujours vérifier les couvertures et draps du lit avant de se coucher, si la moustiquaire n'est pas restée en place. Hortense, sans doute pour être vaccinée une bonne fois pour toute, a passé toute une nuit avec ses enfants et cette belle dame noire et velue sur les couvertures de son lit; et s'en est rendue compte au petit matin! Mmm !

 

Ensuite... Les lézards. Ceux du jour, et ceux de la nuit (ou gegko). Les plus gros qu'on ait vu c'est à Ilha Grande. Un bon mètre. Ici, ils sont plus discrets, mais le climat est plus sec. Loulou ne les aime pas trop, surtout depuis qu'un lui est passé entre les jambes dans notre maison de jéri. Il a mis 24 h avant de reposer les pieds par terre... D'autant plus que le reptile avait élu domicile sous notre lit et qu'on a du le pousser dehors fermement. Mais rien à dire sinon, moi je les aime bien. Rapides, ils grimpent partout, et sont adaptés à tous les climats. Pas de dangers à priori !

 

Les Urubus, ces drôles d'oiseaux noirs et lugubres, qui arrivent sur les plages pour se régaler des cadavres de poissons. Les fossoyeurs du Brésil. Présents partout, peut être un peu moins à l'intérieur des terres. Ils volent en groupe, planent, puis fondent là où il y a de quoi manger. Bon, comme des charognards, quoi. Donc, pas de risque là non plus pour vos pieds ou autre partie de votre corps. Ils gardent une distance respectueuse.

 

J'oubliais les fourmis ! Extraordinairement minuscules, mais super efficaces et envahissantes (détectent un bonbon plusieurs mètres à la ronde et viennent se coller dedans... mmm!) ou carrément énormes et voraces, avec des mandibules trèèèèès coupantes. Si Loulou savait bien parler, il vous expliquerait comment ça fait quand celles ci se plantent dans l'entre-doigt-de-main ou plantes des pieds... Aïe ! Et comment maman doit s'y prendre pour les décrocher... Enfin, pas pire que les termites qui ne lâchent plus leur prise ! (Loulou a aussi testé... fallait bien !)Encore une fois, bien regarder où l'on pose mains et pieds.

 

M'enfin, les Mosquitos ! Que dire que vous ne sachiez déjà... Certains sont vraiment minuscules voir invisibles et silencieux. Si si. Sauf que le matin ça vous gratte de partout. Vicieux ces moustiques!!! (n'oubliez pas moustiquaire et produit répulsif... Pour le produit répulsif, Elle a fait un essai, mais ce n'est qu'a moitié concluent... le nombre de piqures diminue effectivement, mais il y en a toujours...)

 

 

Donc, pas si pire que ce qu'on pourrait imaginer, mais pondérez ces faits avec le fait que nous ne sommes pas allés dans la forêt amazonienne!!