A savoir avant de partir au brésil! Enfin, c'est vous qui voyez...

 

On jette son papier toilette dans une poubelle, et non dans la cuvette des wc! Euh, vraiment difficile au début, sauf que maintenant, je ne sais plus faire autrement. Je vais passer mon temps à chercher la poubelle en France... C'est en rapport avec le traitement inexistant des eaux qui s'écoulent soit dans la mer, drainés par des longs tuyaux plus au large, merci ! (pour les grandes villes) soit directement dans une fosse septique (partout ailleurs). Bon, on s'y fait. Pis sinon, les chiottes sont bouchés! Xavier vous en touchera quelques mots en particulier. Il est devenu le pro du débouchage de tuyaux de chiottes minuscules, comme seuls les brésiliens savent en fabriquer.

 

On achète sa bouffe au kg, dans tout plein de restaus. Voir même les crèmes glacées! Mmm! Comprenez : c'est un self service où on paye au poids, indifféremment si c'est du riz blanc ou une entrecôte, des sushis ou des carottes râpées. Vérifier néanmoins le prix fixé au kg, c'est plus ou moins intéressant (de 20 à 36 réals). On a même vu une fois un restau qui faisait manger à 10 réals « a vondade » (à volonté). Mais pas très goûteux.

 

Au pays de la canne à sucre et du vrai bon sucre rapadura (prix défiant toute concurrence), on trouve quasi partout, de la plus petite lanchonete au plus grand restau, des bouteilles plastiques remplies d'édulcorant aspartame liquide ! Baaaah ! Quand on ne vous en met pas directement dans votre bon jus de fruits naturels mixés sur mesure, sans vous demander votre avis...grrr ! Et vas y que je t'en mets dans le café, le thé (euh... quasi introuvable au brésil... s'équiper avant de venir) sur les desserts....bouh !

 

Après les chiottes, les douches : système unique au monde de douche électrique, avec les fils qui arrivent directement au dessus du pommeau, ce qui garantit parfois de bonnes petites châtaignes à chaque fois que l'on touche le robinet. Charmant ! Avec trois position sur le pommeau, été, printemps, hiver (trop drôle dans un pays qui n'a pas de saisons!) qui marchent selon l'humeur et l'installation, et parfois inaccessibles quand on ne mesure pas plus d'1,80m. « Chéri, tu peux venir me mettre l'eau chaude ? »

 

Les supermarchés (mercadinhos): du plus minuscule au plus grand, vous êtes assurés de faire la queue à la caisse, parce qu'ici le stress est au niveau 0, parfois de vous faire passer devant, mais en tout cas, on vous arrondit toujours la somme avantageusement (pour de vrai!) en vous faisant cadeau de plusieurs centimes si vous n'avez pas la monnaie. Et vous pouvez même sortir sans avoir payé ou presque, personne ne s'affole. Sûr, vous allez repasser... Les rares au monde où on peut faire ses courses en maillot de bain bikini ou torse nus sans se faire jeter ni regarder de travers! et pour les plus performants en zone touristique, ouverts de 8h à 23h , 7jours sur 7. Euh... Qui dit mieux ? Allez, tire pas la gueule Sam ! Ah, j'oubliais: les Loulous peuvent se servir en fruits, bonbons (accessibles aux petites mains) et manger en toute impunité: tout au plus ça déclenche des sourires compatissants. Ah, ça va pas être facile le retour!

 

A propos du bruit : le mot tapage diurne ou nocturne est inexistant au brésil. Donc on vit, on s'amuse, et tout le monde le sait. On allume des gros pétards à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit pour dire « On a gagné le match de foot! » ou «La fête commence ! Venez Tous! » ou « Bon anniversaire Machin » et j'en passe... Quand on regarde la télé, vos voisins proches et moins proches doivent savoir immédiatement de quelle chaîne il s'agit, et dans les heures qui suivent aussi. C'est tellement plus chouette de partager! Même quand on n'a pas les images... Idem pour la musique: quoi de plus normal que de passer son album préféré à 2h du mat le volume à fond ? De sonoriser des concerts ou spectacles de manière à en faire profiter toute la ville? De venir au bord de la mer avec une voiture transformée en sono ambulante cracheuse de décibels? Mais aussi de prêcher pour son église (pfiou! Y'en a tout plein: évangélistes, são machin, Assemblée de trucs, filho de bidule, ou de chose, enfin, des dizaines!) en hurlant dans un micro et en encourageant le public à faire de même...

qu'est ce que j'oublie ? Ben, là, je vois pas...

 

La zen attitude: de rigueur sous ces latitudes. D'abord, s'énerver, ça donne chaud, très chaud, et c'est pas bon pour la santé, surtout si on fait la queue depuis déjà 20 mn à la banque ou au supermarché et que ce n'est pas climatisé, surtout si vous êtes écrasés par les courses des autres personnes dans un minuscule combi débordé de passagers. Surtout si vous vous faites passer devant chez le boucher par la mégère locale. Le brésilien est calme et souriant en toute circonstance. Il trouvera toujours une solution pour vous si vous pétez un plomb. Ou alors, quittez les lieux. Ah, ça me rappelle le restau de l'autre soir... Le type vient nous voir 10 mn après qu'on se soit installés, prend notre commande, sert d'autres tables occupées après nous, puis 30 mn plus tard (soit plus de 40mins après notre arrivée!! quand on a un bébé qui nous attend a la maison c'est super!!) repasse en nous disant le plus gentiment du monde qu'il n'a pas ce qu'on a demandé...mais qu'il peut nous servir plutôt ceci. En tout cas, Xav n'a toujours pas la zen attitude (n.d. Publicateur! : plus de 50 mins d'attente pour rien, ouaip, ca me soule!!!). C'est pas très contagieux...

 

L'excessivité des femmes avec les bébés : alors là, Loulou en parlerait mieux que moi...Maintenant, ça le gave tellement qu'il se mord la main à chaque fois qu'il voit une brésilienne souriante l'approcher! Faut dire que... Elles poussent des cris en levant les bras au ciel « Oh néné! Oh néné! », veulent le couvrir de baisers, en réclament au moins autant, l'attrape pour le serrer dans leur bras (c'est tout juste si elles ne l'étouffent pas!), et lui demande de poser pour le mitrailler avec leur compact ! On a failli demander des sous à chaque photo... Bon, il est craquant, OK, mais tout de même! Un peu de retenu ! Bon, là, c'est trop demander... Les hommes aussi adorent les bébés, et ça passe nettement mieux avec notre tête blonde: faut dire, ils l'emmènent sur leur moto ou buggy, sur la planche de surf, lui donne des bonbons, le prenne dans les bras oui mais pour faire un tour, et ne se prive pas pour autant de bisous!

 

 

L'approximation brésilienne : du nord au sud, d'est en ouest, idem. Les gens ont un mal fou à vous renseigner, vous situer, vous donner des infos correctes. Il semblerait qu'un flou artistique national règne ! Parfois embêtant... Je me rappelle qu'arrivés à Paraty avec nos 35 kg de bagages et Loulou épuisé dans sa poussette, on veut trouver notre pousada au plus vite, qui d'après le Routard est dans le quartier de la gare routière. Des gens s'empressent de venir pour nous aider, tournent et retournent le plan dans les mains, appellent des policiers...mais il s'avère que personne ne connait le nom des rues du quartier ni même celle de l'hôtel....qu'on trouvera tous seuls 10 mn plus tard avec un peu de méthode. Quand on vous dit « c'est à 2mn ! » comptez en bien 15. Quand on vous dit « c'est juste là dans la rue à droite! » Attendez vous à tourner à droite, puis à gauche, puis... Quand on vous dit « ça ouvre à 9h » et qu'il est 10h et que c'est fermé.... soit vous rebroussez chemin et oubliez votre plan du moment, soit vous campez devant la porte. La personne est peut être juste partie déjeuner, prendre un café, un journal... que sais je ? Não stress na Brasil !