Nous avons finalement fui la pluie de l’état de Rio (surtout à paraty et Sao Paulo semblerait il), quitté la chaleureuse maison de nos hôtes Kasia et Guilhem, pour reprendre la route direction le soleil et la chaleur de l’état de Bahia. Transit par Rio (pour les détails de ce charmant déplacement, lire le post de LUI ) et arrivée à l’aéroport de Salvador.

Changement de couleur, changement de décor : ici, la population descend directement des esclaves importés pour la culture de la canne à sucre… donc le noir, café crème et pain d’épice est la couleur de peau locale. C’est eux qui ont crées la Capoeira, et plein de délicieux mets « hotement » épicés !
Pas de montagnes à l’horizon, ni de cascades et torrents qui se jettent dans la mer… La baie « de tous les saints », ainsi nommée, est un immense méandre d’eau de mer et de rivières qui se mêlent dans un étrange découpage qui laissent surgirent de nombreuses îles vertes (depuis le ciel en tout cas !).
Ici, une heure de moins qu’à Rio, donc coucher du soleil à 18 heures ! Un peu tôt…Nous traversons de nuits, en minibus, les différents quartiers de Salvador, par le bord de mer, et arrivons dans le centre historique. Juste la force de hisser nos bagages au deuxième étage  d’un vieil immeuble qui sert d’hôtel, de déposer un Loulou déjà endormi dans son lit, de prendre un sandwich non sans se faire raketter quelques pièces de monnaie (pas très sûr la nuit ce quartier…) et de s’écrouler dans notre lit, épuisés. En fond sonore, les voitures dont les pneus rugissent sur le bitume, des sonos poussées à fond et des cris d’hommes à moitié saouls, jusqu’à une heure avancée de la nuit: ça ne nous donne pas envie de nous éterniser !
Objectif, se retaper dans un coin tranquille au bord de l’eau et pas loin ! Ouf, en face de la ville, une île, Itaparica… Le lendemain, on attrape un bateau pour la rejoindre, à la grande joie de Loulou, après avoir pris le fameux « elevator » qui relie ville haute et ville basse.
On débarque à Mar grande, petite bourgade déjà plus tranquille que sa grande sœur d’en face, mais après une soirée et une nuit, on décide encore de bouger : la plage est vraiment sale ( bouteilles, gobelets, bouchons…), il y a beaucoup de monde et de bruit: à la terrasse du restau ou on nous sert une moqueca (sorte de tajine d’ici avec poissons, lait de coco…) on subit un tapage digne du tempérament des gens d’ici :  tandis que des chanteuses du dimanche soir s’essaie sur un karaoké qui reprend les tubes brésiliens à la mode, un groupe de jeunes femmes se disputent en se menaçant du doigt et en se donnant littéralement des coups de fesses, tandis qu’un peu plus loin, une voiture grande ouverte crache sa musique inaudible sur laquelle se déhanchent langoureusement deux couples. Et j’oubliais le chapiteau sous lequel essayait de percer la voix de quelques cuivres… Bou ! Et ça dure encore un bon moment pendant la nuit.
Dernière tentative : on repart le lendemain pour Cacha Pregos, petit village tout au sud de l’île, qui est, aux dernières nouvelles, authentique et tranquille…
Arrivée en taxi dans une rue principale quasi déserte à l’heure la plus chaude de la journée. Peu de voitures, pas de horde de touristes (à vrai dire, on va quasi être les seuls !!) pas de bruits indélicats, si ce n’est le vent du large qui fait claquer quelques portes mal calées… On s’installe à la poussada « norage » après avoir discuté les prix (rabais de 20 % quand même ! Je commence à me débrouiller !), et on sera d’ailleurs les seuls occupants de cette grande maison, mis à part l’accueillant couple des propriétaires et leurs parents…