Mardi 17 Novembre, grand départ pour Ilha Grande ! Il s’agit d’une Ile au large de la costa verde, entre Rio et Sao Paulo. Elle est réputée pour sa nature verdoyante, ses fonds, ses cascades… On espère y trouver plus de fraicheur, de grand air, d’intimité… 

Un transport est organisé par notre hôtel, alors on ne se pose pas de questions : on file !  Heureux de quitter la grande cité bouillonnante de Rio , aux rues encombrées de voitures et piétons… Le chauffeur de Taxi est d’humeur joyeuse, on arrive à  se comprendre ! On a fait quelques progrès en brésiliens depuis trois jours, un joyeux mélange d’espagnol à la sauce portugaise !.. Passé Mangaratiba, la côte est vraiment belle et sauvage, à flanc de montagne verdoyante mangée par la jungle. Au large, on devine les silhouettes des Iles, dans la brume du mauvais temps. Il pleut quelques gouttes. Hélas, on embarque dans un petit bateau avec une dizaine d’autres personnes de plusieurs nationalités, le toit chargé de nos bagages, sur une mer bien agitée. Au bout de 5 minutes, Loulou dort sur les genoux de son père, et Lui et moi sommes blancs comme la lune. J’ai cru que mon estomac allait se vider plus d’une fois… mais il est pas si mal ancré finalement !
Enfin le port de l’unique village de l’ile ! On accoste loin du ponton principal, et c’est une sinécure que de trainer nos lourds bagages jusqu’à la rue principale, en terre battue. Ici, pas de voitures, seulement des bateaux de toute sorte dans le port, des vélos (un peu, ça monte très vite !) des charriots pour les locaux. L’ambiance de fin d’après midi nous plait. Des touristes flânent sur la plage et dans les boutiques, des enfants jouent pieds nus au foot dans la rue ou dévalent en criant les ruelles en pente accrochées à la montagne. Les femmes parlent sur le pas des portes, les hommes sont pêcheurs, chauffeurs de bateau, commerçants, artisans…
On emprunte une ruelle bétonnée qui grimpe sec, pour trouver un logement. On arrive dégoulinant de sueur à Holandès Hostel qui nous propose un chalet pour trois nuits seulement (ensuite, c’est un we de fête, tout est complet sur l’ile, sauf les campings !) à 30 € la nuit. On va être obligé de coucher sous tente vendredi et samedi ! Et l’ambiance va être chaude ! La population va bien tripler, au vu du nombre d’hôtels et pousadas.
Les alentours des chalets sont magnifiques : les plantes vertes tropicales (celles qu’on a en pot à la maison !) sont resplendissantes et géantes; des orchidées s’accrochent aux arbres, des papillons géants passent parfois, on entend des chants d’oiseaux inconnus… et la musique de la réception!
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