Nous avons quitté notre petite maison de la vallée de Capao pour une grande maison à Lençois, autre ville de la Chapada Diamantina. Sandra, la proprio de Capao, nous loue une chambre ici, et nous partageons la maison de deux étages avec un Italien, César, qui est ici en longue durée ( il est peintre).

4 chambres en tout, deux salles de bain, une grande cuisine et une terrasse couverte donnant sur un petit espace vert, un salon vide et non aménagé… Voici notre nouvel univers pour une bonne semaine au moins !
La maison se situe sur les hauteurs de Lençois (entendez « Pfiou ! Encore du dénivelé à pattes !) à 10 mn du centre ville, qui est de l’autre côté de la rivière. Et bien entendu, ici, pas de goudron ni béton, mais ces horribles pavés inégaux  et casse pieds (comme dans la plupart des villes du pays, hormis les capitales de région), donc, pas de poussette possible…. On y a renoncé après deux essais : la remontée sur les pavés avec la pente est tout simplement épuisante !
Lençois est un superbe village tranquille avec de vieilles maisons coloniales colorées, situé le long d’une rivière qui cascade et de contreforts montagneux verdoyants. Son histoire est liée à l’exploitation des diamants et autres minéraux… Ici, on trouve tout ce dont on a besoin et plus, et miracle, il y a même une laverie ! Lol ! Enfin du linge vraiment propre ! Bon, pour internet, hélas, pas de réseau wifi… Il faut donc descendre en ville pour se connecter …
Le climat est plus étouffant de jour, car nous ne sommes plus qu’à 300 ou 400 m d’altitude; mais de nuit, cela reste agréable, même si nous n’avons plus besoin de couverture !
Petit souci : une grosse fête est en cours, depuis hier soir, comme chaque année, et ce pour 10 jours (fête des Garimpéros, chercheurs d’or) : entendez « gros bing bang » toutes les nuits de 20h à 4 h du mat… Et comme les brésiliens ont l’air dur d’oreille, les sonos sont poussées à fond; ce qui fait que d’ici, à plus d’1 km du lieu de fête, on est arrosé des bruits sourds des basses et des braillements des chanteurs. Heureusement que l’on a des bouchons d’oreille ! J’ai du aussi aller voir le voisin hier soir à 22h pour lui demander gentiment mais fermement de baisser le son de sa chaîne qui braillait ( car notre Loulou s’est aussi mis à brailler !) alors qu’il était planté dans son canapé devant sa télé… sans commentaires. Les différences culturelles, ça ne s’explique pas . ça se vit.