Après notre petite pause repos à Prainha do canto verde, nous avons décidé d'aller dans un lieu un peu plus touristique (Laet doit nous rejoindre, alors on s'est dit que ca serai mieux pour elle...), on se décide donc pour Morro Branco, qui d'après le routard est plus touristique, plus vivant, plus tout quoi!!

Nous voilà donc sautant dans le bus, puis dans un taxi (qui est un voleur, c'est normalement 2R$ par personne, et il nous prend 15R$, mais on ne connaissait pas encore le prix...). Il nous conduit à la pousada ibitu, qui d'après lui est une des meilleures de Morro Branco, et qui d'après le routard et nos recherches sur le net pourrait nous convenir...

L'accueil est sympa, il y a une petite piscine avec une pataugeoire (mais la pataugeoire est trèèèès profonde...), un resto pour le soir, la chambre est bien, avec un bout de terrasse extérieure sympa, et les gens de la pousada sont sympas, ils nous apportent un petit matelas de bébé pour mettre notre petit Loulou dessus...

Une fois installés, on teste la piscine, on prend un peu nos aises, on se repose, une vraie vie de vacanciers quoi!!

Puis on va faire un petit tour en ville... 2 mercadinhos minuscules avec pas grand chose dedans, un magasin de fruits et légumes pas très garni, mais ca devrait être suffisant, une pharmacie.. Ça peut aller...

Puis, on descend vers la mer, on se dit que ça doit bouger un peu plus que sur les hauteurs où on se trouve... (on n'est pas loin, à peine 5mins de marche...) Mais, c'est mort cet endroit...

Quelques restos en bord de plage ouverts seulement le midi, plein de buggys pour emmener les touristes faire des tours, mais pas grand chose... Ha, si, un homme venant de l'Angola (un des pays africains ou le portugais est parlé) qui a travaillé des années au Portugal... Un mec très sympa qui nous donne quelques trucs sur la ville, ou aller, enfin, une personne à qui on peut demander quand on cherche quelque chose... Ça sert toujours! (en plus il parle l'anglais, un peu le Français, et un Portugais qu'on arrive à comprendre... ce qui est assez rare depuis qu'on est au Céara..!!)

Après quelques jours, on comprend que Morro Branco est une ville où les gens sont de passage, ils viennent pour la journée par bus entiers, mais ne restent pas... Plutôt sympa, les nuits seront calmes...

On se met ensuite en quête d'une maison à louer, c'est plus économique, et nous avons besoin d'une cuisine que la pousada ne peut pas nous offrir...

Nous en trouvons une, un peu chère, mais avec une vue imprenable sur la mer, à 2 mins de la plage (en rampant...), plutôt sympa hormis qu'elle est à l'étage, mais avec une belle terrasse, un barbecue dans la cuisine, frigo cuisinière, un salon, le tout bien aéré (ben ouaip, on est pas en France, et ici il fait chauuuuuuuuud...), la clim dans la chambre... Une maison agréable quoi (par rapport à d'autres où on est passés...)

Nous voilà donc installés dans notre belle maison, pas tout confort, mais pas loin, avec une belle vue sur l'extérieur (ce qui implique aussi des méchants vis à vis... impossible de se balader à poil, sinon tout Morro Branco le voit... :( )

 

Nous démarrons donc comme d'habitude notre petite vie pépère de touristes/vacanciers installés, Petits dejs débordants de fruits et jus de fruits très frais (on a un mixer trop bien!!), poissons grillés au barbecue (poisson rouge dont on ne connait pas le nom, mais qui est excellent!! acheté frais sur la plage le matin...), resto de temps en temps, ballades sur la plage et le long des falaises (« monuments naturels de Morro Branco »... ce qui attire les touristes ici...), ramassage de coquillages, découverte des environs, enfin une vraie vie de pachas!!!

Bientôt trois semaines que nous sommes à Morro Branco ! Je n'ai pas vu filer le temps... Et le retour se profile ! Dans deux semaines, nous retrouverons notre verte campagne et nos amis.

Je dois néanmoins écrire sur ce lieu, avant que d'oublier et passer à d'autres préoccupations.

Morro Branco est un petit village « bizarre », dans le sens où il n'y a pas de centre village, donc pas vraiment de vie, et qu'il se situe sur deux niveaux : le plateau, avec quantité de maisonnettes et quelques rares commerces, et la plage avec ses restaus et ses buggys qui attendent le client chaque jour. La seule vraie animation quotidienne en fait ! Et pour cause, notre terrasse donne sur cette fausse place qui accueille les bus de touristes brésiliens qui débarquent à la journée. La paisible plage se met à grouiller de baigneurs, les buggys se mettent à ronfler pour emmener leurs passagers pour le tour organisé (boutiques d'artisanat sur le plateau, falaises, plages et lagon) de deux heures environ. Puis tout le petit monde va se restaurer, encore se baigner, et voilà, à 16h il est temps de repartir... Et là, ça redevient calme d'un coup ! C'est le moment que nous choisissons pour aller nous baigner. La plage est néanmoins immense. C'est dur de s'y bousculer ! Des jangadas attendent là, mystère, que les pêcheurs se décident à gonfler leur voile au vent (qui ne manque pas par ici !) et embarquent sur l'océan. Mais il faut dire la vérité, la plupart cuve leur cachaça dans leur hamac. Du coup, truc invraisemblable dans un village de pêcheurs, on va acheter notre poisson à Bébéribe, la ville voisine ! On a bien essayé ici, mais on s'est fait refoulé plusieurs fois (y'en a pas... c'est pas le moment) après avoir réussi à identifier les lieux où nous pourrions en acheter ! Véridique...

Le portugais du restau d'en dessous nous a expliqué que l'alcool faisait des ravages ici, que certains employés étaient payés avec de la cachaça... histoire de maintenir une forme d'esclavage ! Sordide. Mais je confirme que la nuit tombée, nous voyons parfois des « fantômes » errants rongés par l'alcool. Et notre proprio n'est pas beau à voir le soir, après qu'il ait passé sa journée sur la terrasse du bar d'à côté. Néanmoins, on ne se sent pas en insécurité. Comme d'habitude, tout le monde sait qu'un couple de touristes français avec un bébé s'est installé ici, et pour cause, on est les seuls touristes à rester aussi longtemps !

Les soirées sont donc tranquilles, seulement le bruit du vent et de la mer, parfois un peu de musique des voisins ou d'une voiture-sono, mais rien à voir avec d'autres lieux touristiques hyper bruyants où on ne peut fermer l'oeil avant 4 h du mat.

Alors, le truc à voir ici : les falaises de sable et d'argile, aux tons dégradés du rouge au blanc ! Magnifique ! Il suffit de longer la plage ou bien d'arriver par le haut du village et de descendre par un de ces canyon naturel (voir photos) creusé par les eaux de ruissellement. L'idéal est de crapahuter de la plage aux falaises, en découvrant les multiples passages qui donnent de nouveaux point de vue sur le littoral. Quand on est sur les hauteurs, on a l'impression d'être dans un vaste désert rouge bordé par l'océan ! J'adore ! Et si possible hors we, encore que les touristes brésiliens sont très frileux et peureux et ne s'écartent pas des sentiers tous tracés (et comme il n'y en a pas...).

Par contre, les parois sont friables, évidemment, et il faut être prudent.

De multiples sources d'eau douce coulent et ravinent ce paysage fantastique, et notre Loulou adore patauger dans leur tout petit bassin qui se creusent dans le sable de la plage. Quant à xav et moi, on se tartine d'argile pour profiter de ses bienfaits ! Voilà, on a fait peau neuve : peeling + soin douceur à l'argile blanche !

 

Nous attendons Laet qui nous rejoint à la fin de semaine pour faire l'excursion en buggy et découvrir le fameux lagon du coin. (Il y en a en fait tout le long du littoral...).  

Depuis jeudi dernier ! Ce jour là, j'ai aidé Maman a préparer mon gâteau d'anniversaire ! J'ai attrapé la cuillère et j'ai touillé, touillé ! J'ai envie de recommencer ! Papa l'a tartiné de Nutella, puis il a mis les confettis-bonbons colorés que j'avais choisi au Mercadinho quelques jours avant. Mon gâteau était vraiment très beau ! Puis on a allumé ma bougie en forme de deux, et j'ai du souffler plusieurs fois avec l'aide de papa car elle ne voulait pas s'éteindre ! Dur de devenir un grand... Et j'en ai mangé une part énorme !

 

Maintenant, je veux boire comme les grands dans une tasse ou à la bouteille, passer le balai pour aider maman, cuisiner aussi (mais ouille ! Ça brûle !), faire pipi tout seul dans la douche et rincer le sol avec la douchette, mettre et enlever ma couche tout seul, la jeter aussi à la poubelle, marcher dans la rue sans qu'on me donne la main (mais, je ne suis plus un bébé !) et... et quand même, je veux toujours que papa et maman jouent à me couvrir de bisous bruyants ! Na.

Ça faisait quelques jours que papa et maman me l'avait dit... et je l'attendais avec impatience, du haut de ma terrasse, en montrant la route du doigt et en disant : « Tata vroum vroum ! »

« Oui, Loulou, Tata Laet va venir en voiture pour nous voir ! » me rassure maman.

Et un jour, en fin de journée, alors que je me réveille de la sieste et que l'on s'apprête à sortir sur la plage se « bégné »... La voilà !!

Tata débarque les mains chargées de cadeau, comme d'habitude; moi, j'ai eu droit à un tee shirt plein de couleurs, où on voit la tête d'un bonhomme. Tata m'a dit que c'est le président des USA ! Moi, je l'aime bien mon tee-shirt... A chaque fois que je le vois, maintenant, je crie « tata ! »

Avec Tata Laet, on est allé se baigner et elle a essayé de m'apprendre à nager; elle m'a fait aussi un gros pâté de sable qui s'est écroulé tout seul avant même que je ne m'en occupe, puis elle a recouvert mes jambes de sable mouillé... Baah! Caca ! Je n'aime pas du tout ! Ça a fini en bataille de sable avec papa...!

Le lendemain, on est parti très tôt au marché de cascavel, avec la voiture de Tata. Il pleuvait à verse ! Tata a dû acheter un parapluie rouge à carreaux pour se protéger avec maman. Papa me poussait le long des allées étroites en évitant la foule et les flaques. On a dû rentrer assez vite et finir nos courses à Bébéribé, où on a choisi de gros poissons à griller ! Mmmm ! Papa, maman et Tata ont aussi acheté des hamacs. Wai, on va pouvoir se balancer dans notre nouvelle maison !

L'après midi, après ma sieste, on est allé tous jouer dans les vagues... un rouleau surprenant m'a emporté ! J'ai perdu mon chapeau d'eau, et Papa aussi. On ne les a jamais retrouvés !

Le lendemain, dimanche, encore un départ de bonne heure; moi, ça ne me dérange pas, je suis debout tous les jours entre 5h30 et 6 h du mat ! Direction le Lagon d'uruau, avec Tata aventure au volant sur les petites routes de terre inondées de grosses flaques, comme des mares à canard ! Je suis assis derrière, sur Maman ou Papa, c'est confortable ! Et bien, on a failli le rater le lagon, après avoir tourné bien 40 mn... et puis mam a vu de l'eau au bout d'un chemin, on y est allé... gagné ! Je me suis jeté dedans ! Trop bon... Et on a bu une coco verde, la première de Tata !

A 11h, on repart (c'est qu'elle a la bougeotte tata ! ) à Canoa Quebrada (canot cassé). 1 heure de route... Un p'tit restau, des courses pour tata (elle cherchait des tongs et un tee shirt blanc pour protéger sa peau encore plus claire que la mienne !) et nous voilà encore à l'eau. Je ne me lasse pas... Retour avant la nuit, je suis déjà bien fatigué. Mais Tata aussi ! On dirait pas, mais ça pompe le grand air !

Pour le dernier jour avec tata, on est parti à pied le long des falaises. Et j'ai marché ! Oui Oui ! Au moins 500 m... Puis maman m'a porté sur son dos, avec ses mains derrière mes fesses. Il paraît que je suis devenu très lourd! On a cherché les sources d'eau douce et de l'argile pour se badigeonner le corps. Enfin, moi je voulais pas. Mais papa m'a courru derrière pour me recouvrir de cette substance visqueuse et beige... Baaaah ! On était tous rosés et bizarres, des gens nous ont pris en photos... et on a marché jusqu'à une autre source pour se rincer. Ouf ! Moi, j'ai pu m'amuser à sauter sur un rebord de sable pour le faire s'écrouler et glisser dessus. Tata est partie découvrir les environs, puis elle nous a rejoint au pas de courses comme on rentrait rapidement. Le soleil monte vite ! Il faut nous protéger, ça chauffe, « fff fff »!

Mais voilà, après la sieste Tata me dit « Je pars mon Loulou ! » « Oh, non! » On s'amusait bien ! On s'en est fait des câlins ! Mais j'en veux encore !

J'ai fait des coucous à Tata qui était derrière son volant, je lui ai fait des bisous et dit mon inimitable « tchatchao ! », puis elle est partie et a disparu après un virage...

 

Bon, mais on se reverra en France, promis ?