Bientôt trois semaines que nous sommes à Morro Branco ! Je n'ai pas vu filer le temps... Et le retour se profile ! Dans deux semaines, nous retrouverons notre verte campagne et nos amis.

Je dois néanmoins écrire sur ce lieu, avant que d'oublier et passer à d'autres préoccupations.

Morro Branco est un petit village « bizarre », dans le sens où il n'y a pas de centre village, donc pas vraiment de vie, et qu'il se situe sur deux niveaux : le plateau, avec quantité de maisonnettes et quelques rares commerces, et la plage avec ses restaus et ses buggys qui attendent le client chaque jour. La seule vraie animation quotidienne en fait ! Et pour cause, notre terrasse donne sur cette fausse place qui accueille les bus de touristes brésiliens qui débarquent à la journée. La paisible plage se met à grouiller de baigneurs, les buggys se mettent à ronfler pour emmener leurs passagers pour le tour organisé (boutiques d'artisanat sur le plateau, falaises, plages et lagon) de deux heures environ. Puis tout le petit monde va se restaurer, encore se baigner, et voilà, à 16h il est temps de repartir... Et là, ça redevient calme d'un coup ! C'est le moment que nous choisissons pour aller nous baigner. La plage est néanmoins immense. C'est dur de s'y bousculer ! Des jangadas attendent là, mystère, que les pêcheurs se décident à gonfler leur voile au vent (qui ne manque pas par ici !) et embarquent sur l'océan. Mais il faut dire la vérité, la plupart cuve leur cachaça dans leur hamac. Du coup, truc invraisemblable dans un village de pêcheurs, on va acheter notre poisson à Bébéribe, la ville voisine ! On a bien essayé ici, mais on s'est fait refoulé plusieurs fois (y'en a pas... c'est pas le moment) après avoir réussi à identifier les lieux où nous pourrions en acheter ! Véridique...

Le portugais du restau d'en dessous nous a expliqué que l'alcool faisait des ravages ici, que certains employés étaient payés avec de la cachaça... histoire de maintenir une forme d'esclavage ! Sordide. Mais je confirme que la nuit tombée, nous voyons parfois des « fantômes » errants rongés par l'alcool. Et notre proprio n'est pas beau à voir le soir, après qu'il ait passé sa journée sur la terrasse du bar d'à côté. Néanmoins, on ne se sent pas en insécurité. Comme d'habitude, tout le monde sait qu'un couple de touristes français avec un bébé s'est installé ici, et pour cause, on est les seuls touristes à rester aussi longtemps !

Les soirées sont donc tranquilles, seulement le bruit du vent et de la mer, parfois un peu de musique des voisins ou d'une voiture-sono, mais rien à voir avec d'autres lieux touristiques hyper bruyants où on ne peut fermer l'oeil avant 4 h du mat.

Alors, le truc à voir ici : les falaises de sable et d'argile, aux tons dégradés du rouge au blanc ! Magnifique ! Il suffit de longer la plage ou bien d'arriver par le haut du village et de descendre par un de ces canyon naturel (voir photos) creusé par les eaux de ruissellement. L'idéal est de crapahuter de la plage aux falaises, en découvrant les multiples passages qui donnent de nouveaux point de vue sur le littoral. Quand on est sur les hauteurs, on a l'impression d'être dans un vaste désert rouge bordé par l'océan ! J'adore ! Et si possible hors we, encore que les touristes brésiliens sont très frileux et peureux et ne s'écartent pas des sentiers tous tracés (et comme il n'y en a pas...).

Par contre, les parois sont friables, évidemment, et il faut être prudent.

De multiples sources d'eau douce coulent et ravinent ce paysage fantastique, et notre Loulou adore patauger dans leur tout petit bassin qui se creusent dans le sable de la plage. Quant à xav et moi, on se tartine d'argile pour profiter de ses bienfaits ! Voilà, on a fait peau neuve : peeling + soin douceur à l'argile blanche !

 

Nous attendons Laet qui nous rejoint à la fin de semaine pour faire l'excursion en buggy et découvrir le fameux lagon du coin. (Il y en a en fait tout le long du littoral...).